29 oct. 2014

Un petit coin de paradis *

Aujourd'hui, Google nous le rappelle, Niki de Saint Phalle aurait eu 84 ans. Ce doodle me fait plaisir, comme chaque fois que l'on célèbre quelqu'un que j'admire ou apprécie, mais sa réalisation me laisse un peu sur ma faim, je le trouve un peu trop froid.

Niki de Saint Phalle's 84th Birthday
Doodle 29 octobre 2014

Étudiante, à mon arrivée à Paris, je donnais souvent rendez-vous à la fontaine Stravinsky. Centrale, proche des cafés et des cinémas, elle était parfaite pour attendre les retardataires, avec ses mouvements et ses couleurs.

Crédits photo : Mairie de Paris/Marc Verhille
photo : Mairie de Paris/Marc Verhille

Mais ce n'est qu'en visitant le jardin des Tarots en Toscane (cf mon post précédent sur le sujet), que j'ai perçu l'immense détermination de Niki de Saint Phalle à créer un monde poétique, et tout l'amour qui porte ses projets et se révèle dans ses formes, ses mouvements et ses couleurs.

En ce jour d'automne, je rêve de me transporter à nouveau vers ce jardin merveilleux.

www.nikidesaintphalle.com

Je savais qu'un jour, moi aussi, je construirais un jardin de joie.

L'étoile - Jardin des tarots, Niki de Saint Phalle. photo lesbeauxquartiers

Le choix / Les amoureux - Jardin des tarots, Niki de Saint Phalle. photo lesbeauxquartiers

La justice, extrait - Jardin des tarots, Niki de Saint Phalle. photo lesbeauxquartiers

Jardin des tarots, Niki de Saint Phalle. photo lesbeauxquartiers

Pour ceux qui sont à Paris en ce moment, une expo lui est consacrée au Grand Palais

* la formule est de Niki de Saint Phalle elle-même pour parler de son jardin.

24 oct. 2014

La reine

Catherine Deneuve, 1968
theguardian 22 October 2014
Petite, je trouvais qu'elle était belle, mais je préférais sa sœur : c'est trop facile d'être jolie quand on est blonde.
Et je trouvais sa diction étrange, ses mouvements un peu raides.

Et puis j'ai grandi, et j'ai compris.
Elle est blonde, mais ce n'est pas sa blondeur qui fait sa beauté.
Elle parle vite, oh oui, mais ça vaut le coup d’essayer d'attraper tous les mots qu'elle prononce.
Elle surprend, impressionne, fait rire. Dans son monde, le ridicule n'existe pas : en survêtement rouge, en mémère, en méchante reine, elle est drôle et splendide.
Elle est libre.

L'hommage d'Anna-Marie Crowhurst dans le Guardian est parfait : cliquez ici pour le lire.